Gabon

Maixent Accrombessi proche du FMI

dimanche 7 août 2016, par Info du continent

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 Maixent Accrombessi proche du FMI

A la demande du Président de la République gabonaise, Maixent Accrombessi chantre de la diversification économique, multiplie depuis plusieurs semaines des contacts à haut niveau auprès des institutions financières internationales pour expliquer la mutation en cours de l’économie gabonaise.

Les récentes alertes du Fonds Monétaire International (FMI) sur la nécessité pour les pays africains de diversifier leur économie, conforte la vision défendue par Accrombessi dans une récente tribune publiée dans Jeune Afrique et dans laquelle il expose les sous-jacents structurels pour une croissance économique durable en Afrique
Dans son dernier rapport, le FMI, affirme que la croissance moyenne en Afrique qui était de 3,5 % en 2015, s’établira à 3 % en 2016 ; ce ‘trend’ baissier est imputable à la baisse du prix des matières premières, dont dépendent en grande partie, les économies africaines. De ce fait, le FMI appelle les Etats africains à repenser de toute urgence et en profondeur leurs politiques économiques afin de redresser la courbe de la croissance.

A tous ses interlocuteurs, Maixent Accrombessi indique que cette invitation du FMI, cadre avec la politique prônée par Ali Bongo Ondimba depuis 2009. C’est sous le Leadership de Ali Bongo qu’Accrombessi s’emploie avec Régis Immongault (Ministre de l’Economie) à promouvoir de nouveaux relais de croissance tels que l’industrie, les services, l’agro-alimentaire et l’agriculture afin de rendre le Gabon moins tributaire de la manne pétrolière.

Ces prises de contact initiées par Accrombessi s’inscrivent dans la perspective d’une rencontre dans les toutes prochaines semaines avec la patronne du FMI Christine Lagarde, au cours de laquelle Accrombessi envisage de promouvoir la stratégie économique gabonaise qui bien que tournée sur le long terme, s’est déjà avérée payante car elle a permis au Gabon contrairement à d’autres pays africains producteurs de pétrole, d’amortir le choc pétrolier de ces dernières années notamment grâce à un doublement des investissements directs étrangers (IDE) et à la stabilisation de la croissance de l’économie autour de 5,9 % par an.

Sébastien Mallet